Après un sevrage de pratiquement un an je reviens. Ne nous voilons pas la face, vous aimez ça. C'est plaisant de lire la vie des autres, particulièrement s'ils déversent leurs problèmes et leur haine envers les autres (vous peut-être). Soyons honnêtes, on se délecte des vies difficiles tant que nous ne sommes pas impliqués. C'est rassurant quelque part de voir les autres ramer. On se sent plus fort "ah c'est bon je ne suis donc pas seul(e) dans cette situation" "tiens il/elle galère plus que moi" "en fait je ne vais peut-être pas si mal" "ouf ma vie n'est pas la pire".
Alors on se donne bonne conscience en se répétant inlassablement que non, nous ne sommes définitivement pas comme ça. Pourtant... Ce n'est pas un reproche, juste une constatation. Ce que je vous reproche c'est de vous le cacher. Il serait temps de faire face à nos défauts. Nous ne sommes, et ne pourrons pas être parfaits. Ce n'est qu'une fois que nous aurons compris cela que nous pourrons évoluer. L'hypocrisie nous fait stagner. Cette société de biens pensants est à vomir. Il faut sans cesse faire attention à ce que l'on dit, fait et pense.
Mais je ne suis pas ici pour faire la morale à qui que ce soit. Je me contenterais de satisfaire votre voyeurisme refoulé. Alors délectez-vous de ce spectacle qu'est ma vie.
[Exhibisionnisme et
voyeurisme allant en se renforçant mutuellement, domine alors le
fétichisme de l'image optiquement correcte, où le standard des
apparences complète et parachève celui de l'opinion publique.] Paul
Virilio